08 mars 2008

[31] Follow me .×

C'est étrange comme de simples mots peuvent te transport aussi loin. Pourtant, j'en ai fait plusieurs fois l'expérience: Twilight, Harry Potter, Retrouvailles, et bien d'autres encore. Par contre, ce qui est inédit, c'est que ce soit un livre pour l'école qui m'ait fait autant rêvée. Je parle bien évidemment de Lamb.

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Vraiment, j'ai adoré le lire, même si au début, j'avoue avoir eu quelques difficultés. Non pas par rapport au texte (tout de même, je l'ai lu en version originale !), mais par rapport au contexte. C'est assez sinueux au début, il te faut relire deux fois pour comprendre que tu te trouves dans une église. Alors forcément, au début, j'ai été très sceptique, toi-même tu sais pourquoi. Cependant, comme c'était pour l'école, je me suis forcée un petit peu et c'est là que tout commence.

Tu découvres Frère Sebastian, ou Michael Lamb, qui déteste sa vie dans le clergé et qui s'attache fortement à un petit garçon apparemment normal, même s'il s'agit d'un vrai voyou, j'ai nommé Owen Kane. Les pages filent et tu t'attaches toi aussi à ce petit garçon de douze ans épileptique, qui a déjà fait les quatre-cents coups et fume plus d'un paquet par jour. Tu ne comprends pas trop pourquoi, tu te mets soudainement à leur place et tu t'imagines toi aussi dans leur épopée à travers toute l'Angleterre pour échapper à la police qui les recherche, accusant Michael de kidnapping, ce qui est à moitié vrai.

Le plus étrange et amusant à la fois, c'est de voir à quel point Michael et Owen sont si différents et si proches en même temps. Leur relation est celle qu'aurait un père et son fils et Michael se reconnaît souvent en lui, mais en une version détériorée. L'enfance d'Owen a été très dure : un père alcoolique, une mère prostituée qui le détestait et qui a même failli le tuer sous un accès de colère. Après ça, il se retrouve au, comme il l'appelle, Home, qui n'est en fait que la maison dans laquelle sont formés les futures membres de l'église. Mais Owen ne s'y plaît et pas et Frère Bénédicte, le directeur de cette véritable pourrait-on dire entreprise, n'est pas tendre envers lui.

Et la fin du bouquin est tout juste horrible. Tu sais, quand tu suis deux personnages pendant plus de deux cents pages, en les voyant souffrir en tentant de trouver quelque chose de meilleure, menant une vie de clandestins et que finalement, Michael se voit forcé de tuer Owen pour le sauver, c'est juste terrible. Sur le moment, tu ressens une énorme haine pour Michael, alors qu'en même temps, tu ne peux que compatir et le comprendre. Surtout que lui, quand il essaie également de se suicider, il n'y parvient pas. Vraiment, j'en ai même pleuré, alors que je n'ai pleuré que de très rares fois en lisant un livre.

Je me rappelle que la première fois que j'avais vu le nom du livre, ça m'avait choquée. Pourquoi l'appeler agneau ? Après, j'ai appris que c'était le nom de famille de Michael, mais ça m'avait toujours paru dénué de sens. Puis justement, vers les dernières pages, on apprend qu'Owen est le mot gaulois d'agneau. C'est là que tu vois à quel point tous deux étaient liés et tu as encore plus mal.

Je terminerai ce court article en te disant que si tu as l'occasion de le lire, n'hésite pas, je suis presque certaine qu'il te plaira tout autant qu'à moi, même s'il n'y a absolument rien d'un monde fantastique à l'intérieur.

Posté par Kaysie Hepburn à 00:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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